
Ce pic de demande, bien qu'inférieur au record historique de 2018 (158 GW), illustre la complémentarité indispensable entre gaz et électricité. Alors que la demande électrique plafonnait à 90 GW, le réseau gazier a pris le relais pour chauffer les foyers et alimenter les centrales à cycle combiné gaz (CCG), essentielles pour stabiliser le mix électrique.
Au cœur de cette performance, la montée en puissance des gaz renouvelables est notable : sur ces 127 GW, 2 GW étaient directement issus de la production de biométhane. Si ce chiffre peut paraître modeste à l'échelle du pic, il témoigne de la réalité opérationnelle du gaz vert en période de tension.
Cet épisode confirme que la décarbonation du bâtiment passera par une infrastructure gazière capable de gérer des appels de puissance massifs, là où le tout-électrique atteindrait ses limites physiques lors des grands froids.