
Après une année 2025 chaotique, le gouvernement annonce une enveloppe de 3,6 milliards d'euros pour relancer la machine. Pourtant, un flou budgétaire persiste : seuls 1,9 milliard d'euros apparaissent dans la documentation officielle. Pour atteindre ses objectifs, l'Anah devra s'appuyer sur sa trésorerie, les recettes du marché carbone (ETS) et 500 millions d'euros issus des CEE.
La grande nouveauté réside dans l'obligation d'un "rendez-vous personnalisé" avec un conseiller France Rénov' avant tout dépôt de dossier pour une rénovation d'ampleur. Ce passage obligé, réalisable en agence ou à distance, vise à sécuriser les parcours et à freiner une fraude massive qui touche 34 % des professionnels contrôlés.
L'Anah cible 150 000 gestes isolés et 120 000 rénovations globales en 2026. Un défi de taille, puisque ces objectifs sont déjà grevés par le traitement de 83 000 dossiers restés en souffrance fin 2025. Pour les professionnels, la priorité reste désormais la fluidité de l'engagement de ces fonds pour débloquer les chantiers en attente.