
La fraude à la rénovation énergétique reste une épine dans le pied de la transition. Le mode opératoire est souvent le même : démarchage abusif, usurpation d'identité pour capter les aides ou travaux bâclés. Pour répondre à ces dérives, les contrôles sur site et sur pièces deviennent systématiques pour les dossiers jugés à risque. L'Anah renforce également sa collaboration avec la DGCCRF pour radier les entreprises aux pratiques douteuses.
Pour les professionnels qualifiés, l'enjeu est double : protéger la réputation du label RGE tout en accompagnant des clients méfiants. La dématérialisation totale des dossiers permet désormais un croisement de données efficace, mais impose une rigueur accrue. L'objectif est de restaurer la confiance pour éviter que la peur de la fraude ne freine les chantiers de rénovation globale.