Pour répondre aux tensions géopolitiques, l'AIE préconise 10 mesures de rupture :
- privilégier le télétravail : en passant à 3 jours de télétravail par semaine, un automobiliste réduirait sa consommation de carburant personnelle jusqu’à 20%
- éviter les voyages d’affaires: les déplacements professionnels représentent selon l’AIE entre 20 et 40% de l’activité aérienne.
- utiliser les transports en commun : les trajets de moins de 30km en ville peuvent représenter jusqu’à 50% de la consommation de pétrole des véhicules particuliers.
- faire du covoiturage : pour réduire la demande en pétrole et fluidifier le traffic
- mettre en place la circulation alternée : certaines zones seraient réservées certains jours à certaines voitures selon les plaques d’immatriculation. Une mesure qui réduirait les embouteillages et la consommation de carburant (de 1 à 5% de la consommation de pétrole brut nationale)
- adopter une éco-conduite : pour réaliser des économies supplémentaires dans nos trajets quotidiens
- baisser les limitations de vitesse : réduire de 10 km/h sur autoroute la vitesse autorisée peut diminuer la consommation de carburant de 5 à 10%
- réduire la consommation de GPL : pour faire face à la pénurie de gaz de pétrole liquéfié (GPL), en reportant l’utilisation des véhicules routiers roulant au GPL.
- favoriser la cuisson à l’électricité plutôt qu’au gaz
- recouvrir à des solutions alternatives au pétrole pour les industriels : une certaine flexibilité est possible concernant les produits pétroliers utilisés comme matières premières pétrochimiques (naphta, éthane, gazole…)
Une feuille de route qui place la modification des comportements comme premier rempart contre la pénurie. Bien que contraignantes, ces solutions permettraient d'agir immédiatement sur la demande mondiale de pétrole brut.