
Depuis le lancement du cycle PPE2 fin 2021, la CRE a désigné 2 074 projets lauréats pour une puissance cumulée de 18,2 GW, soit un taux de remplissage de 78 % par rapport aux volumes initialement appelés. Le photovoltaïque au sol domine largement, porté par les régions Nouvelle-Aquitaine et Occitanie, bien que la disponibilité du foncier et les capacités de raccordement restent des facteurs limitants.
Le rapport souligne une mutation du marché solaire : si les terrains dégradés bénéficient de bonus de notation, ils perdent du terrain face aux projets sur terres agricoles, jugés plus compétitifs. Côté concurrence, le secteur reste diversifié malgré un trio de tête inchangé : EDF (9 % des projets), Neoen (8 %) et Urbasolar (5 %).
Cependant, la vigilance est de mise concernant les coûts. Entre 2021 et 2023, les CAPEX ont grimpé de 14 % pour l'éolien et de 9 % pour le solaire au sol, tandis que les frais de maintenance (OPEX) du photovoltaïque ont bondi de 29 %. Pour les professionnels, ces chiffres confirment la nécessité d'une gestion rigoureuse des dossiers dans un contexte de prix plafonds de plus en plus serrés. La CRE préconise d'ailleurs des ajustements sur ces plafonds et sur l'évaluation carbone pour les prochaines périodes.
👉 Lire le rapport de la CRE sur l’état des lieux des appels d’offres PPE2