Comment la Vallée de la Batterie compte sécuriser son autonomie en métaux critiques dès 2026 ?

26/02/2026
Alors que les premières gigafactories du Nord de la France montent en cadence, la filière entre dans une phase critique : celle de la circularité. Entre poses de premières pierres et nouveaux appels à projets nationaux, le mois de février 2026 marque une étape décisive pour l'indépendance métallique de la France.

L’actualité est dense dans les Hauts-de-France. À Dunkerque, le groupe taiwanais ProLogium vient de poser la première pierre de sa gigafactory de batteries solides, visant une production à l'horizon 2028. En parallèle, l'usine Verkor, inaugurée fin 2025, entame sa montée en puissance industrielle. Mais le véritable enjeu de cette année 2026 se déplace vers l'aval de la filière : le recyclage.

Le gouvernement avait fixé au 24 février 2026 la date limite de l'appel à projets « Métaux critiques 2 » de France 2030. L'objectif est clair : sécuriser l'approvisionnement en lithium, nickel et cobalt en développant des capacités d'extraction et de raffinage sur le sol européen. Si certains projets, comme celui d'Eramet à Dunkerque, ont été suspendus pour des raisons de viabilité économique, d'autres acteurs comme Battri ou Suez avancent sur des unités de production de « black mass » (concentré de métaux issus de batteries usagées).

Cette stratégie de circularité répond à un paradoxe du marché : si la demande mondiale explose, la volatilité des cours des métaux oblige les industriels à une gestion ultra-rigoureuse de leurs ressources. Pour la France, la réussite de la Vallée de la Batterie ne se mesurera pas seulement au nombre de cellules produites, mais à sa capacité à réinjecter ces matériaux critiques dans son propre cycle industriel.

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