
Ce texte tant attendu confirme le virage nucléaire avec la construction de 6 nouveaux réacteurs EPR2 (et une option pour 8 supplémentaires à confirmer d'ici fin 2026). L’objectif de production nucléaire est fixé entre 380 et 420 TWh dès 2030, alors que les prévisions d’EDF tablaient sur 400 TWh.
Pour compenser cette relance, le gouvernement a choisi de lever le pied sur les énergies renouvelables terrestres : l'objectif solaire est ainsi ramené à 48 GW (contre les 54 GW espérés par la filière) et l'éolien terrestre plafonné à 31 GW, avec un focus quasi exclusif sur le renouvellement des parcs existants. À l’inverse, l’éolien en mer sort vainqueur de cet arbitrage et voit ses objectifs confirmés pour atteindre 18 GW en 2035. Le gouvernement mise sur la puissance et la régularité de l'éolien offshore pour soutenir le mix, tout en limitant l'emprise foncière des installations terrestres.
Le décret met l'accent sur la flexibilité : 4,5 GW d'électrolyseurs pour l'hydrogène et un soutien accru au stockage. Les réseaux de chaleur ne sont pas oubliés avec un objectif de 297 TWh de chaleur renouvelable livrée en 2030. Pour les professionnels, ce cadre apporte enfin la visibilité nécessaire pour planifier les investissements décennaux, sécurisée par une clause de revoyure prévue en 2027.